Frapper à la porte du malheur

„Deutsch und Französisch? Hast du dir das gut überlegt? Weißt du, wie viel du da korrigieren musst?“ Mehr als einmal hab ich das vor und während meines Studiums gehört. Und diese Warnungen nie ernst genommen. In den Wind geschlagen. Jetzt nach 12 Jahren Schulbetrieb weiß ich, was gemeint war. Die Korrekturen sind der Haken am Traumjob „Lehrer“, nicht die heutigen Kinder, nicht die heutigen Eltern.

Am Freitag war ich durch mit der Korrektur der Abiturklausuren meines LKs Französisch. Wir haben in der Oberstufe noch „G9“ und das vorgezogene Abi, Mitte März sind die Schüler fertig und können theoretisch ab April studieren. 13 Klausuren mit zusammen 17 043 Wörtern (ohne Zitate), macht pro Arbeit 1 311 Wörter. Der Schnitt läge aber rund 100 Wörter drunter, wenn ich eine Vielschreiberin rausnähme. Das war im Grunde alles noch verkraftbar. Leistungskurse anderer Fächer sind bei uns gerne mal deutlich größer. Ein Deutsch-LK mit 24 Schülern – das ist wirklich Arbeit. Aber es lohnt sich doch, bei der Themenwahl mit zu berücksichtigen, dass man sich beim Korrigieren 13x hineinkniet. Manchmal hab ich dann echt genug.

Auch hier war es nicht so schlimm. Albert Camus ist facettenreich genug, um 13x zu lesen, wie meine Schüler ihn und den Textausschnitt aus „Der Fremde“ auseinandernehmen. Stärker ist das Stöhnen jetzt (natürlich) bei den jungen Damen und dem jungen Herrn. Das Thema kam im letzten Herbst, folglich gab es im November schon eine Klausur dazu, und nun haben sie die Nase voll von Albert und dem Existenzialismus. Aber da ich fest davon ausgehe, dass die Mehrheit nie mehr im Leben nochmal damit zu tun haben wird, halten sich Schuldgefühle in Grenzen.

Abiturklausuren weisen gern spezifische Besonderheiten auf: Die noch größere Nervosität zu Beginn der Klausur lässt sich gerne mal an einigen Arbeiten ablesen. Eine gewisse „Über-Ambitioniertheit“ führt bei manchen Abiturienten dazu, dass sie in der Abiklausur einen Rückschritt machen, ihre Arbeit an Qualität vergleichsweise einbüsst. Das konnte ich hier und da ebenso herauslesen wie die positiven Aspekte einer diesmal besonders gründlichen Vorbereitung und die diesmal endlich erkennbare Umsetzung von Dingen, die man zuvor im Unterricht noch besprochen hatte. Als Lehrer freut man sich, wenn bsw. die etwas schwierigeren unter den französischen Relativsätzen (ce qui, ce que, dans lequel, à cause duquel…) endlich wie aus dem Eff-Eff beherrscht werden. Genauso begegnen einem Dinge, die man längst abgehakt hatte (gérondif geht nicht, wenn die Subjekte nicht gleich sind).

Zum Inhalt: Es gab den Ausschnitt aus dem „Étranger“, als Meursault den Araber erschießt. Herausarbeiten musste man, dass die Hauptfigur die Verantwortung für den Mord zunächst von sich weist, stattdessen die äußeren Umstände (Hitze) anführt, die ihn lähmen, dann falsch reagieren lassen. Da war detaillierte Analyse erforderlich. Schließlich sollte der Textausschnitt mit dem im Unterricht besprochenen „Gast“ verglichen und auf seinen existenzialistischen Gehalt hin untersucht werden. Eine weitere Transferaufgabe am Schluss: Ob die philosophischen Ansätze eines Albert Camus heute noch relevant sein sollen. Fast alle haben die Beeinflussung Meursaults durch die Natur gesehen, einige benennen auch recht präzise, dass dies mit dem Mord zusammenhängt, der Begriff „nicht verantwortlich sein“ fällt allerdings nur einmal.

Der zu bearbeitende Text hatte 691 Wörter, das ist heutzutage an der oberen zulässigen Grenze. Aber man darf ihn sich mittlerweile mit einem zweisprachigen Wörterbuch erarbeiten, worüber frühere Abiturienten vermutlich nur milde lächeln können. Hier der Text und die Aufgaben:

Le contexte : Le personnage-narrateur, Meursault, et son ami Raymond rencontrent un groupe d’Arabes sur la plage près d’Alger. Une bagarre éclate parce que Raymond avait humilié la sœur d’un de ces Arabes, étant soutenu par Meursault. Raymond est blessé au couteau. Plus tard, Meursault marche seul sur la plage. (Après cette scène, il est arrêté et condamné à mort.)

Le soleil tombait presque d’aplomb sur le sable et son éclat sur la mer était insoutenable. Il n’y avait plus personne sur la plage. Dans les cabanons qui bordaient le plateau et qui surplombaient la mer, on entendait des bruits d’assiettes et de couverts. On respirait à peine dans la chaleur de pierre qui montait du sol. (…)
Je voyais de loin la petite masse sombre du rocher entourée d’un halo aveuglant par la lumière et la poussière de mer. Je pensais à la source fraîche derrière le rocher. J’avais envie de retrouver le murmure de son eau, envie de fuir le soleil, l’effort et les pleurs de femme, envie enfin de retrouver l’ombre et son repos. Mais quand j’ai été plus près, j’ai vu que le type de Raymond était revenu.
Il était seul. Il reposait sur le dos, ses mains sous sa nuque, le front dans les ombres du rocher, tout le corps au soleil.Son bleu de chauffe fumait dans la chaleur. J’ai été un peu surpris. Pour moi, c’était une histoire finie et j’étais venu là sans y penser.
Dès qu’il m’a vu, il s’est soulevé un peu et a mis la main dans sa poche. Moi, naturellement, j’ai serré le revolver de Raymond dans mon veston. Alors de nouveau, il s’est laissé aller en arrière, mais sans retirer la main de sa poche. J’étais assez loin de lui, à une dizaine de mètres. Je devinais son regard par instants, entre ses paupières mi-closes. Mais le plus souvent, son image dansait devant mes yeux, dans l’air enflammé. Le bruit des vagues était encore plus paresseux, plus étale qu’à midi. C’était le même soleil, la même lumière sur le même sable qui se prolongeait ici. Il y avait déjà deux heures que la journée n’avançait plus, deux heures qu’elle avait jeté l’ancre dans un océan de métal bouillant. A l’horizon, un petit vapeur est passé et j’en ai deviné la tache noire au bord de mon regard, parce que je n’avais pas cessé de regarder l’Arabe.
J’ai pensé que je n’avais qu’un demi-tour à faire et ce serait fini. Mais toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi. J’ai fait quelques pas vers la source. L’Arabe n’a pas bougé. Malgré tout, il était encore assez loin. Peut-être à cause des ombres sur son visage, il avait l’air de rire. J’ai attendu. La brûlure du soleil gagnait mes joues et j’ai senti des gouttes de sueur s’amasser dans mes sourcils. (…) A cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter, j’ai fait un mouvement en avant. Je savais que c’était stupide que je ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçant d’un pas. Mais j’ai fait un pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans se soulever, l’Arabe a tiré son couteau qu’il m’a présenté dans le soleil. La lumière a giclé sur l’acier et c’était comme une longue lame étincelante qui m’atteignait au front. Au même instant, la sueur amassée dans mes sourcils a coulé d’un coup sur les paupières et les a recouvertes d’un voile tiède et épais. Mes yeux étaient aveuglés derrière ce rideau de larmes et de sel. Je ne sentais plus que les cymbales du soleil sur mon front et, indistinctement, le glaive éclatant jailli du couteau toujours en face de moi. Cette épée brûlante rongait mes cils et fouillait mes yeux douloureux. C’est alors que tout a vacillé. La mer a charrié un souffle épais et ardent. Il m’a semblé que le ciel s’ouvrait sur toute son étendue pour laisser pleuvoir du feu. Tout mon être s’est tendu et j’ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j’ai touché le ventre poli de la crosse et c’est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant que tout a commencé. J’ai secoué la sueur et le soleil. J’ai compris que j’avais détruit l’équilibre du jour, le silence exceptionnel d’une plage où j’avais été heureux. Alors, j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. Et c’était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur.

(Albert Camus : « L’étranger », Diesterweg, Frankfurt a.M.1999, S. 41-46, 691 Wörter)

1. Résumez le texte en peu de mots.
2. Analysez le texte : qu’est-ce qui influence Meursault et quels sont les effets de ces influences ?
3. Comparez Meursault avec Daru dans « L’hôte ».
4. Dans quelle mesure est-ce que Camus a réalisé ses idées existentialistes dans cet extrait de « L’étranger », y compris les informations du contexte.
5. Pourquoi est-ce que les approches philosophiques de Camus devraient-elles toujours être en jeu aujourd’hui ?

Nachtrag 16.02.13:
Ergänzen muss ich womöglich noch, dass wir in Rheinland-Pfalz zurzeit noch kein Zentralabitur haben. Wir basteln noch selbst an den Abituraufgaben.

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Eine Antwort zu Frapper à la porte du malheur

  1. Christian Milz schreibt:

    Le meurtre d’un Algérien commis par Meursault et le procès qui s‘ensuivit soulevèrent des questions qui n’ont toujours pas trouvé de réponses aujourd’hui ; et ceci, en dépit du fait qu’il s’agit d’un dossier criminel et que la littérature grouille de polars en tous genres. Pourquoi ne pas confier le cas Meursault à un détective ? C’est exactement ce que cet essai se propose de faire. Et le résultat en est aussi stupéfiant que spectaculaire: „Sur Albert Camus : L’Étranger. La porte du Malheur“ de Christian Milz

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